Soutenance de thèse

Le Vendredi, 17. janvier 2020 -
14:00 - 19:00
Salle des Actes à l’Université Paul-Valéry Montpellier 3 - Site Saint Charles

Monsieur Frédéric SAINT-CRICQ

Soutiendra vendredi 17 janvier 2020 à 14 h

Salle des Actes à l’Université Paul-Valéry Montpellier 3, Site Saint-Charles 1

une thèse de DOCTORAT

Discipline : Architecture

Titre de la thèse : L’architecture en mode mineur

Composition du jury :

  • M. Xavier BONNAUD, Professeur, ENSA Paris-La Villette
  • M. Thierry VERDIER, Professeur, Université Paul-Valéry Montpellier 3
  • Mme Frédérique VILLEMUR, Professeure, ENSAM Montpellier, directrice de thèse
  • Mme Chris YOUNES, Professeure, ENSA Clermont-Ferrand

Résumé de la thèse :

La problématique de notre recherche trouve sa source dans les qualités sensibles des édifices que nous percevons mais ces qualités ne peuvent être attribuées à des concepts et des causes factuelles. Les mots ne peuvent circonscrire le sensible sous le régime de la signification et les concepts sont trop larges pour déterminer l’unicité d’un édifice ou d’un énoncé. Dans le mode majeur de la représentation, la pensée réfléchit des objets et des sujets déjà formés depuis lesquels les attributs sensibles sont signifiés. Mais ce mode majeur de la pensée ne peut saisir l’unicité d’un édifice ou de son énoncé. Cette unicité se réalise dans une occurrence génétique, des dynamiques sensibles et sémiotiques déterminant progressivement les qualités et les énoncés. Notre recherche s’attache à construire une théorie explicitant ces individuations dynamiques Pendant l’individuation d’un édifice, ce sont les variations de puissance sensibles et sémiotiques qui agencent progressivement les énoncés et les contenus sensibles. Toute individuation sollicite un autre mode de la pensée, le mode mineur des affects, qui permet grâce à son opérateur mental, l’intensité, de sentir la variation des puissances sensibles et sémiotiques, le devenir. Une théorie des affects ne peut se construire sans interroger les corps qui s’affectent mutuellement, leurs puissances, et nous obligent à redistribuer les différentes facultés de pensée et de leurs rapports aux passions et aux émotions que la rationalité n’a jamais complètement jugulées. L’affect en tant qu’idée adéquate des devenirs permet de sentir des singularités qui rythment le procès d’une œuvre sensible ou théorique.